Escape Lane

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Solo show
David Ryan

16.01 / 21.02.09

Escape lane se traduit, dans le code de la route, littéralement par voie de détresse.
On pense qu’il y a toujours une voie ou un sentier pour exprimer son désarroi ou chercher du secours dans le flux violent des voitures lancées à grande vitesse.
Pour D.Ryan, il s’agit d’évoquer ou de revisiter un sentier d’évasion qui a marqué l’histoire d’un lieu en Bretagne. En convoquant dans un ensemble de dessins les forces de l’inconscient et de la nature, on verra surgir de ce sentier les figures libérées du passé, dragons, déités inconnues, animaux divers, hallucinations et apparitions, oppresseurs et victimes, passeurs, par l’exploration répétée du même lieu.


Comme la nuit, propice au retour vers un autre type d’évasion; une nuit où seul sortent les habitués des lieux, coutumiers des temps confondus.
Entre les figures évanouies du passé et celles qui sont esseulées par le présent, la voie de détresse n’est pas la nostalgie pour une résistance à l’oppresseur, ou la recherche des traces heureuses . Mais bien la voie qui borde les autoroutes et qui suit un temps lent, attaché à la transformation permanente du monde,…
Chaque dessin tente de libérer les forces en présence comme si l’impulsion donnait au lieu se faisait indépendamment de l’artiste, guidé et soutenu par les présences invisibles.
Dérisoire et naïve attitude, dans l’espoir comme Jeremy Narby * de renouer et de trouver, par l’hallucination, un fil d’ADN qui nous relierait à l’origine des croyances et des résistances humaines. L’exploration violente de la terre se fera bientôt par l’inscription des anciennes croyances dans le temps présent, en bordure des parkings et des aires de stationnement vides.

*Jeremy Narby : »Assis dans le train, je mesurai le paradoxe auquel j’étais confronté : j’étais un être résolument occidental, et pourtant je commençais à croire à des connexions qui étaient irrecevables d’un point de vue rationnel.Pour sortir de cette impasse, j’allais devoir creuser le sujet de l’ADN, car,jusqu’à ce jour, je n’avais trouvé que des correspondances biologiques dans le chamanisme, et non l’inverse »

Le Serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir. J.Narby.